Entre megalomanie et tendresse : le musée Blanco à Ubud

Pour vous rendre au Musée Blanco à Ubud, remontez la Monkey Forest road jusqu’à rejoindre la Jalan (rue en bahasa) Raya Ubud puis prendre à gauche en direction de Campuhan. Descendez la pente sous les arbres, traversez le pont (peut-être verrez vous des locaux se doucher dans la rivière) et trouvez le musée juste sur votre droite après le Murni’s Warung (boutique-resto hors de prix mais à la vue magnifique).

La demeure du peintre espagnol Antonio Blanco est un mélange d’art (architecture, peinture, déco), de rêves accomplis et de douceur (accueil, oiseaux). Le musée, les studios du père et du fils, la galerie, le jardin aux oiseaux, le restaurant, l’amphithéâtre, le temple familial et le magasin de cadeaux, tout y est.

L’entrée vous invite dans un univers déjà fantasque avec des statues de Shiva, des arbustes, de grands arbres fleuris et des pergolas un peu partout. L’entrée vous coûtera 50000 Rp.

Entré là, fleurs et chants d’oiseaux vous transportent. Le jardin peuplé d’oiseaux est magnifique, la maison grandiose et l’on devine la personnalité complexe du peintre. Un thé vous est offert et vous n’avez qu’à vous asseoir sur l’un des nombreux bancs en pierre pour savourer son goût caramel-vanille.

Passé la riche porte dorée, rangez vos appareils et découvrez l’érotique peinture de Blanco. Coquine et pastelle, elle est éparpillée dans un palais de marbre turquoise à deux étages aux murs de couleurs vives et au dôme un peu simpliste mais joli. Les vitres des cadres ont été foncées aux endroits trop intimes des femmes posant totalement nues devant l’artiste amoureux.

Catalan né en 1911, Antonio Blanco a étudié à l’Académie des Arts de New-York et voyagé partout où son esprit vagabond le lui commandait pour finalement s’installer à Bali en 1952 où le roi d’Ubud lui offrit deux hectares de terrain à utiliser à sa guise… Blanco (et son inséparable béret) est un personnage flamboyant et excentrique souvent surnommé le « Dali de Bali », dont il était également l’ami proche. C’est en grande partie grâce à lui qu’Ubud est devenue la capitale artistique de l’île des Dieux.

Autour du musée, les balcons sont habitées par une vingtaine de statues d’or aux attitudes célestes et la vue est très belle, on imagine facilement ce qu’elle était vingt ans plus tôt lorsque la folie entrepreneuriale ne touchait pas encore Bali.

Après la visite du musée, on arrive au studio où sont exposées les œuvres du fils Blanco en grande partie, puis dans une petite salle remplie de photos familiales dans laquelle séjourne Charlie au plumage corail et enfin au temple où est diffusé en boucle le téléfilm de son histoire d’amour avec la célèbre danseuse Ni Rondji.

Après la visite, vous ne résisterez pas à une nouvelle pause dans le jardin pour ses oiseaux. Vous rencontrerez les enfants de Charlie piaillant après la nourriture que leur dresseur les pousse à venir chercher. Adorable.

Une belle visite à faire !

Jenni

Jenni

Tombée en amour pour Bali, j'ai créé Balisolo en 2010 pour y faire le récit de mes aventures et trouvailles, expériences et rencontres balinaises. Découvertes indonésiennes, conseils pratiques pour voyageurs, suggestions d'itinéraires pour courts et longs séjours à Bali, je partage avec mes lecteurs le meilleur de l'île des Dieux et de l'Indonésie depuis 2010. Merci d'être arrivé(e) jusqu'à moi, bienvenue sur Balisolo et belle visite à vous !

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3 Réponses

  1. j’adore ce musée : nous allons le revoir à chaque fois que nous sommes à Bali <3 ! à voir absolument !

  2. MIGLIS YVETTE ET PIERRE dit :

    Nous l’avons visité et avons été sous le charme du lieu

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